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Saison culturelle
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L’écumerie en résidence

L’Écumerie est portée par le tandem artistique Capucine Dufour et Marie Delaite, toutes deux paysagistes et développant un travail d’écriture artistique in situ en pointant les enjeux du paysage. De septembre 2018 à mai 2019, elles vont s’immerger régulièrement dans le territoire ligérien des communes d’Indre et de Couëron. À raison de 5 jours par mois au fil des saisons, elles viendront sonder le territoire en longueur entre Loire et voies ferrées, entre usines et marais. Elles seront là pour parcourir, discuter, écouter, dessiner, enregistrer et faire apparaître l’épaisseur du territoire.

La restitution finale de cette résidence, prévue les 18 et 19 mai 2019, prendra la forme d’une traversée – spectacle et sera une sorte d’enquête, entre documentaire et fiction. Elle se construira autour de destins croisés et sera prétexte à raconter les paysages de bord de Loire, son écosystème, son actualité et peut-être son avenir.

Qui est L’écumerie ?

Issues des métiers de l’aménagement et du paysage, Capucine Dufour et Marie Delaite ont créé L’écumerie, compagnie de création en espace public pour questionner artistiquement l’environnement dans lequel nous vivons. Leur travail s’inscrit de manière très concrète dans un territoire. Tout commence par l’épaisseur de leur présence : Capucine Dufour et Marie Delaite agissent par infusion et interrogent les lieux et leurs enjeux. Leurs projets sont contextualisés, basés sur l’observation attentive, la participation à la vie locale, la récolte de matière et l’essai in situ. Pour cela, L’écumerie développe des protocoles d’approche du territoire associant sensibilité, acuité spatiale et rencontre des habitants. L’écumerie expérimente actuellement ces processus au sein de plusieurs propositions : Estrans, Depuis que l’homme a tué les sirènes, Tropismes. Traversées, marches exploratoires, danses et corps dans l’espace, performances, écrits, poésie, éclats de voix, écoutes documentaires, conférences, cartographies…, leurs propositions sont le lieu de transversalités entre pratiques corporelles, prises de parole et réflexions géographiques. Il s’agit de raconter un socle commun, de raconter le sol sur lequel nous nous tenons debout en tant qu’humain. Il s’agit de redonner de la valeur à la parole de ceux qui font le territoire, d’interroger nos conflits sur le partage du territoire et son occupation, de souligner les aménités du paysage, de ressentir des émotions ensemble face à un même paysage, de s’interroger sur ce qui nous attache un paysage, de ce qui fait sa spécificité.

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